Notre histoire

Les marchés ont déjoué les attentes, car la solidité des bénéfices l’a emporté sur la pression causée par la hausse des taux

Éléments clés à retenir :

  • La croissance des bénéfices et les investissements des sociétés ont maintenu un climat favorable tout au long du troisième trimestre.
  • La progression des prix de l’énergie a compliqué les perspectives d’inflation.
  • Les actions sont demeurées résilientes, mais l’augmentation des taux obligataires a accentué la pression sur les valorisations.
  • La hausse des taux de rendement alimente la concurrence à l’égard des capitaux. 

  

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Un important changement s’est consolidé au chapitre des conditions de placement au troisième trimestre. La croissance économique de même que les investissements et les bénéfices des sociétés ont maintenu un climat favorable, mais la hausse des prix de l’énergie a accentué les pressions inflationnistes et ramené les taux d’intérêt au cœur des débats sur le marché.

Les marchés ont continué de progresser, mais au prix de conditions plus exigeantes. La hausse des taux de rendement a accentué la pression sur les valorisations, qui a toutefois été en bonne partie absorbée par la vigueur des bénéfices.

Pourquoi la pression sur les marchés a-t-elle augmenté?

La hausse des cours du pétrole a compliqué les perspectives d’inflation au moment où la croissance continuait de se maintenir. Une telle conjoncture a réduit les possibilités d’assouplissement monétaire et a contribué à faire grimper les taux des obligations à long terme.

Pour les investisseurs, les conséquences ne se sont pas limitées aux taux. L’augmentation du coût du capital accentue la pression sur les valorisations et fait grimper le rendement que les obligations doivent offrir, ce qui alimente la concurrence pour les capitaux dans l’ensemble des marchés. La raison pour laquelle les taux de rendement augmentent est donc importante : une forte croissance peut soutenir à la fois les taux et les bénéfices, tandis qu’une hausse de l’inflation sans une croissance des bénéfices créerait des conditions plus difficiles.

Quels sont les facteurs qui ont favorisé les actions canadiennes?

L’indice composé S&P/TSX a progressé de 1,1 % au cours du trimestre, même si seulement trois de ses onze secteurs ont inscrit des gains. Les matériaux et la technologie de l’information sont les secteurs qui ont le plus contribué à la progression, tandis que la hausse des cours du pétrole a soutenu l’énergie. Les bénéfices des banques sont restés résilients, mais le secteur de la finance ne s’est pas démarqué.

Cette combinaison a maintenu des conditions favorables au marché canadien. En même temps, la hausse des prix de l’énergie a compliqué la situation sur le plan de l’inflation au pays, créant une tension entre le soutien du marché lié aux produits de base et le contexte de taux d’intérêt plus restrictif.

Pourquoi les actions sont-elles demeurées résilientes?

L’indice S&P 500 a avancé de 2 % en dollars américains au cours du trimestre, malgré la hausse des taux obligataires. La vigueur des bénéfices a agi à nouveau comme principal contrepoids, ce qui a permis aux actions de composer avec un taux d’escompte plus élevé, même si cela a fait augmenter la probabilité qu’elles offrent un rendement inférieur aux attentes.

Les investissements dans l’IA sont toujours en grande partie à l’origine des bénéfices et des placements, mais l’on s’attend à plus. À mesure que le coût du capital augmente, les investisseurs sont en quête d’une plus grande certitude que les dépenses pourront se traduire en croissance des revenus, en marges élevées et en flux de trésorerie durables.

Les résultats ont été plus contrastés du côté des marchés internationaux. Les coûts de l’énergie et les taux d’intérêt ont intensifié la pression sur l’Europe, tandis que la demande dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de l’IA est restée profitable pour certaines régions de l’Asie.

Qu’en est-il des marchés des titres à revenu fixe?

Les marchés des titres à revenu fixe sont ceux qui ont subi les plus forts contrecoups de la hausse des taux de rendement. De fait, l’indice des obligations universelles FTSE Canada a reculé de 3 % au cours du trimestre, car la hausse des taux a éclipsé les revenus des coupons.

La duration a été le principal obstacle, la hausse des taux ayant entraîné une diminution de la valeur des obligations existantes, en particulier des obligations à long terme. Les obligations à rendement élevé ont surpassé les obligations de première qualité, bien que les écarts des obligations à rendement élevé se soient considérablement élargis à la fin du trimestre en raison de la plus grande compensation exigée pour le risque de crédit.

Que faut-il surveiller à présent?

La conjoncture du troisième trimestre est demeurée favorable aux bénéfices, mais elle a relevé la barre. La hausse des taux de rendement alimente la concurrence à l’égard des capitaux, ce qui rend la croissance des bénéfices, les marges et la participation au marché boursier d’autant plus importantes.

Apprenez-en plus dans notre Revue des marchés du troisième trimestre de 2026.