Aperçu de la situation mondiale
La Réserve fédérale américaine a poursuivi son cycle de réduction à la fin du trimestre, tout en lançant une version allégée de l’assouplissement quantitatif afin que les marchés monétaires commencent la nouvelle année sur des assises solides. La Banque du Canada a maintenu le taux du financement à un jour à 2,25 % après l’avoir réduit en octobre, signalant ainsi une position attentiste. Cette tendance générale a contribué à apaiser les marchés et à renforcer l’optimisme, avec l’accélération des données sur la croissance.
La fermeture du gouvernement américain au début du trimestre a brièvement pesé sur la confiance et retardé la publication de données économiques essentielles, mais son impact global s’est vite estompé avec la réouverture. Les investisseurs ont recommencé à s’intéresser aux bénéfices et ont trouvé de quoi se réjouir avec la résilience des entreprises. Entre-temps, les actions mondiales ont progressé et d’autres marchés, en plus des États-Unis, ont pris les commandes. Beaucoup se souviendront de 2025 comme l’année où l’on a repris goût aux placements non américains, puisque le Canada, l’Europe et l’Asie ont nettement contribué aux rendements globaux des portefeuilles.
Actions canadiennes
Les actions canadiennes ont terminé 2025 en force grâce à la résilience de nombreux secteurs et au soutien continu des marchés des marchandises. L’indice composé S&P/TSX a progressé de 5,6 % au quatrième trimestre, ce qui a maintenu le Canada parmi les marchés développés les plus performants de l’année.
Le secteur des matériaux est resté en tête avec une hausse de 11,6 % pour le trimestre et de plus de 98 % pour l’année, grâce à la vigueur soutenue des prix des métaux précieux. Outre les matériaux, le secteur de la finance a contribué de manière significative étant donné que les banques canadiennes ont annoncé des bénéfices supérieurs aux prévisions sur plusieurs trimestres consécutifs.
Actions américaines
Les actions américaines ont bien performé à la fin de l’année, mais moins que leurs homologues mondiales. Les secteurs les plus performants étaient encore une fois liés à la croissance structurelle et comprenaient notamment de grandes capitalisations technologiques et certaines entreprises de services de communication. Le fait le plus notable a été l’élargissement graduel de la participation, au-delà d’un groupe restreint d’actions dominantes.
Cet élargissement est le signe d’un marché globalement plus sain, qui ne dépend plus autant de l’IA ou des placements momentum pour progresser.
Actions internationales
En dehors de l’Amérique du Nord, les actions mondiales ont enregistré des résultats positifs, les investisseurs ayant recommencé à s’intéresser aux occasions sur les marchés sous-évalués. La force des actions européennes et un rebond dans les principales économies émergentes ont marqué le trimestre, avec un retour de capitaux dans les régions qui avaient été à la traîne pendant une grande partie de l’année précédente.
Titres à revenu fixe
Les marchés de revenu fixe ont offert des rendements modestes au cours du trimestre, alors que l’assouplissement des politiques a ralenti et que les courbes de rendement se sont stabilisées. Les taux des obligations gouvernementales à court terme ont diminué, tandis que les échéances plus longues ont légèrement augmenté, laissant les rendements principalement déterminés par le revenu des coupons. Dans l’ensemble, le trimestre a récompensé les investisseurs patients qui ont maintenu une exposition équilibrée, au lieu de tenter de déjouer les marchés.
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